Au Royaume-Uni, le National Radiological Protection Board (NRPB) avertit le gouvernement sur les effets possibles sur la santé des radiations ionisantes et non-ionisantes. Prenant acte de cet avertissement, la Health and Safety Executive (HSE) doit proposer une législation de sécurité. Les radiations ionisantes incluent les sources radio-actives, les ultra-violets et les rayons X. Les radiations non-ionisantes incluent les fréquences-radio et la lumière visible. Jusqu'à récemment, on pensait que les fréquences radio étaient sans risque jusqu'à un certain niveau auquel on observait une augmentation considérable de la température des tissus.
Quand les radars furent utilisés pendant la Deuxième Guerre Mondiale, on a mis en place des standards de sécurité jugés suffisamment hauts pour permettre l'utilisation illimitée aux militaires des micro-ondes et des hautes fréquences, mais pas vraiment en se préoccupant de la santé publique. A ce moment, les rapports des scientifiques américains qui annonçaient que les micro-ondes pouvaient causer des leucémies, des cataractes, des tumeurs de cerveau et des troubles cardiaques furent ignorés. Depuis, des rapports plus graves apparurent.
Quand les degrés d'exposition maximum furent établis dans les années 1950, ils étaient basés sur les champs ne causant pas une hausse significative de la température du corps humain (+1°C). La possibilité d'effets non-thermiques a été ignorée. Malgré les observations des écritures scientifiques, c'est toujours le cas, et l'état rédigé par le NRPB ne reconnaît encore que les chocs électriques et les effets thermiques.
La validité de ces standards dits "de sécurité" sont aujourd'hui combattues par la communauté scientifique et les gouvernements. La section des conclusions du rapport du NRPB "Doll Report" sur les radiations non-ionisantes dit "Des études sur les animaux conduites à des fréquences supérieures à 100kHz a montré des effets évidents sur les risques de tumeurs...".
Aux bandes de fréquences de 900MHz (GSM) et 1.8GHz (DCS 1800), les niveaux d'investigation du NRPB en 1993 ont eu pour effet d'augmenter au Royaume-Uni les niveaux permis respectivement de 20 à 26 W/m² et de 45 à 96 W/m². Pendant ce temps, deux bases de recherche américaines réduirent leurs niveaux maximum d'exposition aux fréquences radio (30MHz à 100GHz) de 100W/m² à 1W/m². C'est ainsi qu'ils acceptent de croire à l'existence de risques non-thermiques.
Au contraire des téléphones analogiques, les nouveaux téléphones digitaux émettent des séries de pulsations de 546²s à une fréquence de 217Hz. Il a été montré que cela a plus d'impact que les radiations continues à la même fréquence et intensité. Prenez un téléphone GSM digital et exposez-le à proximité d'une radio, et vous entendrez des parasites dans les hauts parleurs. Lors d'une utilisation normale, cela signifie que les cellules du cerveau sont frappées par ces pulsations 217 fois par seconde.
Et qu'en est-il des antennes-relais ? Bien qu'elles émettent continuellement des pulsations, leur niveau de radiation est en fait assez bas. Les antennes-relais actuels de l'ordre de 40W (jusqu'à 320W) utilisent des amplificateurs de puissance et se chargent de plusieurs fréquences simultanément. Sur les systèmes digitaux, la puissance croît en fonction du trafic. Les champs maximum se trouvent à entre 30 et 100 mètres des antennes. A partir d'environ 150 mètres, les signaux ont à peu près la même puissance que les signaux radio et TV. Ces niveaux peuvent être très largement dépassés, et les mesures sur des toîts d'écoles juste en dessous des antennes vont jusqu'à 0.65mW/cm², ce qui est proche du seuil des effets thermiques.
A cause de leur taille et de la longueur d'onde des émissions des téléphones cellulaires, les enfants tendent à se comporter comme des zones de résonance, et ainsi multiplier le signal dans leur propre corps. C'est pourquoi le Ministre de l'Education de Nouvelle Zélande a désormais défendu d'installer des antennes près des écoles. Dans beaucoup de pays encore, notamment en France, ceci est permis. Mais les directeurs d'écoles peuvent interdire l'installation. Les maisons situées à proximité d'antennes peuvent devenir plus difficiles à vendre.
Cependant, un remède ultime mais néanmoins très efficace existe : la feuille d'aluminium. En effet, une simple feuille métallisée parvient à stopper les ondes et à les renvoyer comme un miroir... mais on se voit mal se promener dans la rue couvert de feuilles d'aluminium !!!